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Hommage à Fauré, Laurent Wagschal et Pauline Bartissol

La seule chose qui pourrait éventuellement me faire regretter de ne pas habiter proche d’un métro parisien, c’est la distance qui me sépare des concerts. Pour le reste, je laisse Paris aux parisiens, pas de chance pour eux qui ne savent pas ce que c’est d’avoir les cheveux propres en rentrant chez soi le soir. Mais avec le recul, j’apprécie la proximité et intimité d’un petit concert local, assistant quand je peux au festival de Sully (sur Loire) à coté de chez moi au printemps, avec en particulier de petits concerts dans l’Eglise saint germain de Sully reconvertie en auditorium avec un traitement acoustique sommaire mais présent. Toujours un moment agréable.

Ce dimanche sur une proposition de Thierry NK (sic) nous avons assisté à un petit concert Piano Violoncelle à Gien, toujours à coté de chez moi, organisé par une association de musique locale et qui m’avait échappé, dans l’auditorium de Gien, placé dans la cour de la médiathèque municipale. Je n’y avais pas remis les pieds depuis quelques années, et c’est au fond bien dommage puisque ce petit audito est acoustiquement très correct et permet une grande proximité avec la scene donc avec les artistes. 

Histoire de piquer un peu, je suis toujours un peu amusé du public présent à ces concerts classiques locaux, c’est assez invariable, quelques jeunes comme moi qui dénotent un peu au milieu des retraités « cultivés » locaux, à savoir d’anciens professeurs (j’en ai reconnu 3 que j’ai eu au collège et au lycée 😂), les veuves de la bourgeoisie locale, quelques maris encore vivants…. tous affamés avec une grand soif au petit buffet offert à la sortie du concert 🤪. 

Une fois ce constat établit, passons aux choses intéressantes, à savoir nos deux artistes Laurent et Pauline, qui nous ont joué en hommage à Fauré la sonate n°1 OP32 de Saint Saens, suivi de Fauré pour la sérénade op98, élégie op24, Papillon, sonate op117 puis Allegro, Andante, Finale / sonate en ré mineur de Debussy. Un petit retour sur scène pour une artiste américaine dont je n’ai pas noté le nom, mais habilement choisi pour nous mettre un frisson aussi marqué que sur Élégie de Fauré. 

Je ne ferai pas le malin avec mon niveau zero de culture musicale sur ces œuvres donc c’est le cœur, l’esprit et l’estomac qui jugent. 
Il ne faut pas très longtemps pour s’apercevoir que l’on a là des artistes de grand talent.

Je dirais un pianiste au toucher délicat, fluide, l’on pourrait penser en l’écoutant parler avant de commencer avec sa voix douce et ses yeux demi fermés qu’il a fumé un bon pétard mais non il a cette apparente décontraction naturelle qui lui fait aborder chaque œuvre avec légèreté, naturel, sans en faire trop, cherchant quand il faut la délicatesse ou l’énergie, même si on le sent un peu bridé dans ces deux élans par les capacités expressives du piano en place, mais il s’adapte. 

Notre violoncelliste n’est pas en reste, juste face à moi je suis sous le charme, attentionné par la professeure qu’elle est, tenu en haleine par la maitrise de son jeu, sa capacité à communiquer par sa personne et par son jeu l’émotion, les intentions des œuvres qu’elle estime mériter son implication. Particulièrement emporté par sa prestation sur Élégie et la dernière oeuvre dont j’ai mangé le nom, par le contraste émotionnel qu’elle imprime des passage les plus enjoués, expressifs, aux passages les plus délicats, comme suspendus dans le temps et l’espace, même si l’ensemble du concert était de grande qualité et à nul autre pareil. 

Bref, même si je n’accroche pas forcément à chaque « piste », dans l’absolu j’aurais bien pris plus d’une fois la place du violoncelle pour ressentir d’encore plus prêt la façon dont Pauline vit la musique et arrive à la faire vivre avec la ligne directe qu’elle met en place entre l’émotion contenue dans l’œuvre, tout son être jusqu’au jeu sur l’instrument. Le résultat est, pour qui se laisse porter, un moment de grâce que l’on aimerait vivre plus souvent, unique et intense. 

Une fois n’est pas coutume, hélas pourrait on dire, pour moi en tout cas, j’ai l’impression qu’il y a un peu plus de retenue, de convention dans l’album correspondant puisqu’il existe, sorti cette année, de ces deux artistes en hommage à Fauré. A moins que ce soit l’impossibilité d’obtenir tout le naturel du direct sur un album… en partie certes mais non, définitivement je tend à penser qu’il y a pour ces musiciens une perte de retenue, un certain plaisir de l’absence d’autre enjeu que de faire plaisir et se faire plaisir, sur de petits concerts de ce type, tout comme de notre coté il n’y a que là que la proximité nécessaire est présente pour créer le moment, moment que l’on aura probablement pas ailleurs. 

Giya G1 , Andra3 , Oval B1 , LS3/5A, Ypsilon Aelius II, MSB S202, Enleum Amp 23R, Graaf GM20, Cayin 500 , T1A34 , Crystal1 , MCR510 , Machin Super Bon Directorisé, Transporter Modwright 6n30p-dr, Sigmas, Ocellia, Fa Diese , DIY , Aykoz audio , Roon, Jplay.

Et voilà comment on devient victime de l’andouillette de Saint Gondon.

Sérieux. 

Pour ce concert exceptionnel de tous points de vue, je ne parlerai que d’une seule œuvre, et sans aucune analyse: Élégie de Fauré. 

Je l’ai jouée avec mon fiston Matthieu, je l’ai écoutée de nombreuses fois en concert et par de très « grands » musiciens, j’ai assisté à une Master Class à son sujet. 

Hier a été la plus belle interprétation jamais entendue. Pourquoi ? Parce qu’elle m’a instantanément fait tout oublier, m’a terrassé, a provoqué des larmes que mon voisin de gauche un certain @nico et mon voisin de droite un certain @vincent n’ont peut-être pas vues. 

C’est ça que j’appelle le phénomène andouillette de Saint Gondon: à présent toutes les interprétations de cette Élégie vont paraître fades à @nico.  Il trouve déjà que le disque des mêmes interprètes est moins bien. Et je suis d’accord. Il se passe en direct quelque chose qui ne peut pas exister sur un enregistrement: les artistes sentent qu’on les écoute, qu’on les aime, et leurs propres sensations de ce lien humain transcendent leur interprétation. 

Krystian Zimmerman, immense pianiste et musicien le dit à sa manière: jouer sans personne pour écouter est une perversité. 

Mac Mini - Roon - Pi4 - Ropieee - MSB Reference - Soulution 511 - Magico S3 2023

Un très beau moment où les Amis Nico et Thierry m'ont convié.  Je les remercie de nouveau chaleureusement, un beau moment de soleil dans ce WE.

Le temps s'est arrêté le temps de ce concert. C'était presque mon premier concert de classique et ca compte double quand on la chance d'assister à un moment comme celui-là.

Une fois n'est pas coutume je suis tombé amoureux de la violoncelliste qui vivait totalement son interprétation ...  j'ai été captivé ... même la note éteinte, le geste, au sens premier du terme, était encore présent, l'archet toujours en suspension au-dessus des cordes pour vivre l'émotion de l'œuvre jusqu'au bout.

Oui Thierry, j'ai entendu ton émotion. Partagée même si plus intérieur.

Comme très souvent l'émotion live est unique et même un bel enregistrement ne peut transmettre autant.

C'est la raison de ma déraison en terme d'investissement hifi, ressentir au mieux les émotions subtiles même si je sais que cela ne sera qu'au mieux.

 

Mini anecdote vite oubliée :   comment peut on laisser sonner son téléphone portable aussi longtemps ? bordel de bordel ... en plus sur les dernières minutes d'Elégie. J'avoue je suis totalement intolérant la dessus. bref . Sans doute un papi ou mamie en panique à ne pas comprendre que s'était son tel et comment l'éteindre 

 

J'ai pas mal trainé à l'Olympia pour du Jazz, un de mes plus beaux souvenirs c'est Norah Jones, qui l'eut cru ?  j'ai attendu longtemps car sa présence est rare en France et croyez moi ses enregistrements ne sont rien à côté de l'énergie qu'elle dégage sur scène et son partage avec le public. Magique. 

C'est en cela que je trouve le métier d'Artiste exigeant, avoir une présence à chaque représentation comme si elle était unique, être là à 300% car pour le public c'est le cas unique, 1 fois.

 Chapeau.

 

C'est quoi cette histoire d'andouillette ??? y'a un spécialiste planqué à Saint Gondon ? j'ai raté ca dans mon propre département ?

 

Bonne journée à tous,

 

 

 

C'est l'histoire d'un mec raide dingue des andouillettes et qui s'est aménagé une cuisine dans son grenier pour tester l'influence de matos à xxxK€ sur le moelleux de la cuisson. Un maboule, mais quoi de plus normal ici !

Durex King Size XXL (boîtes de 12) – Lave-linge LG F1222QD5 – Aspirateur Honiture Q6 Pro – Machine espresso DeLonghi Magnifica Evo – Réfrigérateur Samsung RT38FFAK
Roon Mac Mini – HQ Player Ubuntu – Raspberry Pi 4 – Qobuz – RME ADI-2 DAC FS – McIntosh 252 – Revel Salon 2 – DCA Stealth
Savoir rire de tout et surtout de soi-même – L'humour est la politesse du désespoir.

Promis Vincent je t’invite à en manger au printemps. Il est vrai que tu n’as pas exploré mon village jusqu’en son centre…. 😁

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Y’a un camping ? 

sinon j’y passe mes vacances je ferai des économies …

faut juste que j’arrive à convaincre mes enfants !!!

Hello

La dernière œuvre jouée était la très fantasque sonate pour piano et violoncelle de Debussy. Jamais osé la jouer, c’est bourré de chausse trapes et complexe à monter. 

Allez, un soupçon de making of que j’ai d’ailleurs abordé dans l’un des guides. 

La quinte, seconde harmonique, do-sol par exemple, est l’une des pierres angulaires de l’écriture musicale depuis Bach et sa gamme tempérée jusqu’à aujourd’hui. 

Gamme tempérée do re mi fa sol la si do, il y a un « ton » entre les notes, sauf entre mi/fa et si/do où il y a 1 demi ton. 

Debussy a envoyé balader cette gamme avec une gamme uniquement en tons et une note de moins:

do re mi fa# sol# la# do

Le # c’est un demi ton plus haut. La quinte et la seconde harmonique ont ainsi disparu.

Évidemment il y a un paquet d’autres choses dans l’écriture de Debussy, mais cela donne une « couleur » assez reconnaissable. 

PCO a réagi à ce message.
PCO
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Et le petit plus joué en final avant de sortir? Tu as retenu la compositrice américaine? 

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Il s’agit de La Captive d’Amy Beach. 

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Ahhh oui merci 

Giya G1 , Andra3 , Oval B1 , LS3/5A, Ypsilon Aelius II, MSB S202, Enleum Amp 23R, Graaf GM20, Cayin 500 , T1A34 , Crystal1 , MCR510 , Machin Super Bon Directorisé, Transporter Modwright 6n30p-dr, Sigmas, Ocellia, Fa Diese , DIY , Aykoz audio , Roon, Jplay.